La nouvelle saison "Sur le Sentier des Arts 2017" se déroulera du 29 juillet au 20 août. Venez découvrir les 6 artistes qui partageront notre été à Billiers.

 

De 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30.

Sur le Sentier des Arts


Une initiative communale

Tous les ans, la commune de Billiers organise les mois de juillet et d'août une exposition

Un site historique étonnant

Dans un lieu chargé d'histoire et de charme, la Chapelle du Domaine de Prières accueille l'exposition

Une rencontre avec des artistes

Chaque semaine, Le Sentier des Arts vous propose la rencontre avec les œuvres d'un peintre et d'un sculpteur.



Saison 9 - 2017

Semaine 1 : du 29 juillet au 4 Août 2017

Stéphane Le Mouel

Stéphane Le Mouel nait en 1966, dès son plus jeune âge il s'intéresse au dessin.

 

A 12 ans, il intègre les cours aux beaux-arts de Saint-Brieuc (22) et apprend les bases du dessin, puis de 14 à 18 ans, participe à différents ateliers au sein des beaux-arts (croquis, nature morte, nus). Adolescent, il étudie et se forme dans l'architecture industrielle.

 

Artiste autodidacte, influencé par les peintres impressionnistes, et les peintres de la marine, Stéphane va peindre en extérieur et teste différents médium aquarelle, encre et lavis, pastels...

 

En 1999, il croise l'association Couleurs de Bretagne avec qui il va travailler sur le patrimoine breton en dessin et peinture. Il expérimente et travaille différents supports, tels les cartons et papiers de récupération, les collages et les grands formats.

 

La rencontre avec l'expressionnisme abstrait pousse Stéphane au lâché prise en y intégrant une pointe de figuratif, sa nouvelle signature picturale. Après de nombreuses expositions personnelles et collectives, fort de son travail, il accédera à la demi-finale de l'émission "à vos pinceaux".

 

Pomme Lestang

Son parcours de sculpteur/céramiste n’est pas l’aboutissement d’un apprentissage dans des écoles spécialisées mais plutôt la maturation suite à différentes rencontres aussi bien de personnes, de pays que de techniques. Lors de ses études supérieures en architectures des jardins , elle découvre pour la première fois les réalisations en volume, bien plus évidentes pour elle que les réalisations en plan qu’elle effectue pour le paysage. La terre lui parle et lui permet toutes les possibilités… qu’elle « fige et sublime» ensuite au travers de la technique du raku dont le craquelé qui ressort à l’enfumage donne presque l’aspect du marbre. Fascinée par ce rendu noir et blanc très aléatoire, elle s’amuse aujourd’hui à rajouter des touches de couleurs vives qui se prêtent bien à ses modèles de jeunes femmes sereines et espiègles, dont les robes ou les coiffes attirent l’œil. 


 En 2010, elle ouvre son atelier à Nantes où elle se partage entre création personnelle et enseignement, qu'elle transmet également aux mal-voyants

 

Exposition à Rabat, la Passerelle à la Gacilly, Salon des Métiers d'art de Nantes, l'espace Simone de Beauvoir  à Nantes


Semaine 2 : du 5 au 11 Août 2017

Stéphanie Quinot-Levet

Stéphanie QUINIOT-LEVET est née en 1970 dans les Hautes-Vosges. Elle peint depuis sa plus tendre enfance mais suit un parcours professionnel dans le milieu de la mode.

 

C'est à 18 ans qu'elle découvre les impressionnistes au musée d'Orsay, et, inspirée par ceux-ci, travaille à faire ressortir la lumière dans ses tableaux. Elle tombe amoureuse de la Bretagne, où elle posera ses valises en 2003.

 

Elle y trouve sa principale source d'inspiration et évolue dans un style et une construction très personnels, une technique au couteau qui lui permet de s'exprimer spontanément en coupant et découpant les paysages, les embruns, les régates... pour faire ressentir au public le mouvement, la profondeur et la lumière en jouant avec les couleurs.

 

Nombreux prix du public (exposition des peintres de Bretagne à Saint-Brieuc, à Bussy-Saint-Martin, salon d'automne de Guipavas Brest, etc.)

 

 

 

Jean-Marc Loiseau

Né à Paris en 1950, Jean-Marc Loiseau devient sculpteur sur matériaux de récupération, après des études de cinéma et de philosophie et divers expériences dans le bâtiment, la rénovation et la décoration.

 

« J’utilise comme matière première les métaux de récupération, parce qu’ils ont par définition un vécu et une patine qui se transmettent naturellement à mes sculptures.

La réappropriation artistique me permet de détourner de leur usage conventionnel des objets souvent familiers, mais délaissés, et de leur porter un regard neuf, esthétique et poétique.

La récupération, par ce processus de recyclage qualitatif, permet d’attirer l’attention sur la surconsommation et l’envahissement des déchets qui en découle.

Ce que j’aime dans la « rékup », c’est la relative rapidité de la mise en œuvre, je ne suis pas un bâtisseur de cathédrale. Au départ du processus, l’important est de repérer la pièce inspiratrice, celle qui suscite le désir de création, et là, c’est l’œil qui compte, le regard sélectif posé sur des éléments épars et dévalués. C’est elle qui induit tout le reste, l’arc électrique, la flamme de l’oxycoupeur, la patine finale.

J’utilise le moins de pièces possible, afin de laisser les œuvres « ouvertes », à la libre interprétation de chacun.

 

J’essaie de faire du léger avec du lourd, du mouvement avec du raide, de l’humour et parfois de l’élégance avec du post-industriel. »

 


Semaine 3 : du 12 au 20 août 2017

Jean-François Hiance

 

Né en1945, enfant je dessinais déjà dans les marges

 

 

Les travaux exposés ici traitent de sujets autour de la gestion du désordre et de l’errance. Ce sont des sujets qui me préoccupent peut-être du fait de ma formation médicale et de mes séjours professionnels au Yemen.

 

J’exprime le désordre par le choix des matières en acrylique (sable, poudre de marbre, matité) en opposition avec la composition plutôt rigide et systématique. Ici le thème de l’errance apparaît dans le choix des sujets : rois mages et carte, paysages….

 

 

Les rois mages » : Ces explorateurs qui partent à la recherche de la lumière guidés par l’étoile, l’espoir.

 

L’image se construit avec l’idée d’un visage, d’un « caractère », la toile évolue ensuite en fonction des couleurs et de la composition à la recherche d’une image abstraite équilibrée signifiante par les couleurs où l’idée du visage persiste. La route vers cette découverte entre figuratif et abstrait est le résultat de l’interaction entre la volonté, la sensibilité du peintre, et la toile, par un processus de construction-destruction. C’est l’apparition d’une évidence à la suite d’une errance inquiète. Cette image entre figuratif et non figuratif donne à l’observateur la possibilité de se l’approprie.

 

 

Autre aspect de l’errance : «  la carte, le paysage, la frontière » lieux de pérégrination, d’exode, de migration. Le plan de la toile montrant à la fois la ligne, la surface, la profondeur, a priori incompatibles …une deux ou trois dimensions…

 

 

 

Jean-François Plagué

Jean-François Plagué est diplômé des Beaux Arts. Enseignant en Arts Plastiques, Design Graphique et coordinateur de formation universitaire, il développe un travail personnel de sculpture et photographie. Il travaille et enseigne à Laval.

 

"Sculpté en taille directe, j’amplifie les courbes naturelles du bois. Je crée des ouvertures pour en découvrir le cœur, pour trouver un équilibre entre le plein et le vide. Je ponce des formes rondes et lisses pour révéler les lignes, le fil du bois, sa texture, sa couleur, les qualités physiques dechaque essence.

 

Les sculptures sont placées dans le paysage d’où elles sont issues et interagissent avec les éléments qui les ont formées naturellement. La terre par le sable, la roche ou le végétal devient socle de la sculpture. L’eau par la mer, la rivière, le lac ou la flaque d’eau devient miroir de son image. L’air par le ciel et le vent devient constituant de la sculpture en parcourant ses vides.

 

Je parcours l’espace littoral à la recherche d’un lieu, d’un emplacement, d’une lumière pour une intégration éphémère de mes réalisations. Jeu de lignes, de formes, de couleurs, la sculpture dialogue avec le paysage dans lequel elle est placée. La photographie fixe le moment et garde une trace de ce passage."